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Douglas, fermier
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Douglas vit dans le village d’Antwikwaa depuis 30 ans, et a été attiré dans cette région par la culture du cacao. Lui et sa femme ont quatre enfants (trois filles et un garçon), qui vont tous à l’école. Son fils ainé va dans une école de formation à Winneba et sa cadette est au lycée.

Douglas entreprend en parallèle deux activités agricoles en fonction de la saison. Entre mars et août, il mise sur la récolte et la transformation d’huile de palme, puis entre août et décembre, il récolte le cacao. Il dispose de 4 hectares de cacao et de presque 3 hectares de palmiers.Au sein du projet Microsfere, il a participé à ce jour à deux cycles consécutifs de microcredit; lors du premier cycle il s’est enregistré pour la transformation de l’huile de palme ; lors du deuxième, pour la culture du cacao. 

Au cours du premier cycle, il a reçu un prêt de 100 GHC (environ 50 euro), et l’a utilisé pour embaucher des gens afin qu’ils l’aident désherber et tailler sa plantation. Ceci a permis aux palmiers de produire beaucoup plus de fruits pendant cette période, et de ce fait Douglas a pu gagner suffisamment d’argent pour rembourser son prêt et payer les frais de scolarisation de ses enfants. Douglas nous a confié que ce premier empreint a été un grand soulagement, car à l’époque il n’avait pas du tout d’argent pour entreprendre les taches agricoles requises. 

Dans le deuxième cycle, son empreint fut augmenté à 300 GHC (environ 150 euro), et contrairement au premier cycle pendant lequel le remboursement était mensuel, il doit maintenant faire deux grand paiements vers la fin de la période de son empreint, c'est-à-dire en octobre et décembre 2010. Ces mois-là correspondent avec la fin de la saison du cacao, quand les fermiers ont de fonds provenant de la vente du cacao.

En ce qui concerne ses vues sur le projet Microsfere, Douglas dit que maintenant le projet est étroitement lié avec la conservation de la forêt. D’après lui, le village entier reconnait maintenant qu’il y a un besoin de protéger la forêt à tout prix, car c’est grâce à cette forêt protégée (le Parc National de Kakum) que le projet Microsfere opère dans leur commune. Par ailleurs, les villageois se sont engagés à surveiller le braconnage et les autres activités qui peuvent mettre en danger les ressources naturelles. 

08/2010